Par Rasta Rastapopoulos
SCOOP : Le général John Tshibangu accusé de manipuler l’opinion publique avec de fausses informations
Dans une tournure inattendue, des sources fiables révèlent à Congoleaks que le général John Tshibangu aurait payé plusieurs communicateurs à hauteur de 500 dollars chacun pour diffuser des informations trompeuses sur les réseaux sociaux. Selon ces informations, il prétendrait avoir été nommé gouverneur du Nord-Kivu et serait au front à Sake, en pleine lutte contre les rebelles du M23.
Des enquêteurs de Congoleaks.org ont mis la main sur des preuves montrant que des images truquées et des vidéos montées circulent activement sur les plateformes numériques, renforçant les affirmations du général. Ces contenus le présentent en tenue militaire, soi-disant en première ligne de combat à Sake, un bastion stratégique dans le conflit avec le M23.
Cependant, plusieurs témoins sur le terrain et des responsables militaires contestent ces affirmations. Ils démentent la présence du général Tshibangu à Sake et soulignent qu’aucune nomination officielle ne l’a désigné comme gouverneur du Nord-Kivu.
Les experts en communication voient dans cette initiative une tentative désespérée de gagner en crédibilité auprès de l’opinion publique et des autorités. “Le général cherche visiblement à se repositionner politiquement en exploitant la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC”, explique un analyste politique basé à Kinshasa.
La manœuvre aurait pour but de détourner l’attention de ses détracteurs et de s’imposer comme un acteur clé dans la résolution de la crise. Cependant, cette stratégie pourrait se retourner contre lui si des sanctions judiciaires ou militaires sont envisagées pour propagation de fausses nouvelles.
Les autorités du Nord-Kivu, ainsi que plusieurs organisations de la société civile, condamnent fermement ces actes de désinformation. “Ce genre de pratiques ne fait qu’ajouter à la confusion dans une région déjà fragilisée par des conflits incessants”, déclare un activiste de Goma.
Pour l’heure, le général Tshibangu n’a pas répondu aux accusations. L’armée nationale et le gouvernement central n’ont pas encore publié de communiqué officiel à ce sujet, mais des enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur ces allégations.
Alors que le Nord-Kivu continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, ces manœuvres de désinformation risquent de miner davantage la confiance des populations envers leurs dirigeants. La priorité reste de garantir une gestion transparente et efficace des forces armées sur le terrain pour contrer la menace persistante des groupes armés, dont le M23.
Ce scandale soulève des questions fondamentales sur l’utilisation des médias dans les conflits modernes et sur les limites éthiques des stratégies politiques en période de crise.