Par Maitre Hillarion

Une nouvelle polémique secoue la scène politique congolaise alors que le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) accuse la famille Tshisekedi d’occuper illégalement un bien immobilier appartenant à l’État congolais depuis plus de 40 ans. La maison en question, située à Limeté, 10ème Rue Pétunias, est actuellement utilisée comme siège social de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti historique fondé par Feu Étienne Tshisekedi.

L’accusation émane de Joseph Kabila et ses proches collaborateurs. Lors d’un entretien avec l’un des ses collaborateurs, ce dernier a affirmé que le PPRD dispose de preuves solides démontrant que la maison appartient à l’ancienne compagnie aérienne nationale, Air Zaïre, et donc à l’État congolais.

Selon ce poche de Kabila, la maison a été illégalement occupée par la famille Tshisekedi depuis des décennies, ce qui constituerait une violation flagrante de la loi sur la propriété foncière en République Démocratique du Congo. Il a également souligné que le bien immobilier aurait dû revenir à l’État congolais après la liquidation d’Air Zaïre, mais qu’il n’en a pas été ainsi.

En réaction à ces accusations, se patron du PPRD a annoncé que le PPRD avait engagé des démarches judiciaires pour que l’État congolais puisse récupérer ce qui lui revient de droit. Il a insisté sur le fait que l’objectif principal était de faire respecter la loi et de mettre un terme à l’occupation illégale de ce bien immobilier.

L’affaire a immédiatement suscité des réactions diverses au sein de la classe politique congolaise. Certains estiment que cette accusation pourrait être politiquement motivée, étant donné les tensions persistantes entre le couple Felix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba et la famille politique de Joseph Kabila. D’autres appellent à une enquête approfondie pour déterminer la légitimité des allégations.

Dans tous les cas, cette affaire met en lumière la complexité des questions de propriété foncière en République Démocratique du Congo et souligne la nécessité d’une enquête impartiale pour établir les faits. Pendant ce temps, la maison de Limeté et le GLM de Kabila à Gombe continuent d’être le centre d’une querelle politique qui ne semble pas prête à s’apaiser de sitôt.

Par Maitre Hillarion