La chambre de discipline des magistrats du Haut-Katanga et ses dérives scandaleuses.
La justice est le socle de la démocratie, elle élève une nation, sans justice il n’y a pas d’Etat de droit, sans justice c’est la jungle, sans justice équitable et juste c’est la loi du plus fort.
En Rdc règne une justice des riches, une justice à la solde du pouvoir politique, des dirigeants, une justice qui couronne les voleurs, les tripatouilleurs , les detourneurs des deniers publics et leur donne des galons.
Ce sont les mêmes dirigeants qui saisissent les pauvres magistrats pour dénoncer le détournement des deniers publics, ce sont les mêmes dirigeants qui dictent une décision soit de condamnation soit d’acquittement selon le gré de leurs intérêts.
C’est le cas de Kamhere, de Vidje Tshimanga et tant d’autres.
Qui souffre dans ce cas, ce sont ces magistrats qui marchent sur le cadavre de leur intégrité, qui en perdent même la vie.
Tout le monde a été témoin de l’attentat contre le juge Jacques MBUYI du Tgi Lubumbashi en juin 2017, ce dernier avait été attaqué dans sa résidence, à reçu plus de 13 balles dans son corps tout simplement parce que le pouvoir de l’époque ne voulait pas le voir siéger dans le vrai faux dossier mettant en cause un opposant.
Que dire du juge Yani, du Tgi Gombe qui est mort pendant qu’il instruisait le dossier Kamhere. Que dire encore du Président NKONKO Besh, assassiné après avoir acquitté le même Kamhere à la demande de ceux-là même qui avaient orchestré son arrestation?.
Les juges YANI et NKONKO sont morts pour rien laissant derrière eux des veuves et des enfants inconsolables car Kamhere à triomphé, il trinque, il est récompensé par son entrée fracassante au gouvernement.
Dans le Haut-Katanga, des magistrats sont au bord du suicide à cause d’une sinistre justice rendue contre eux par leurs paires en chambre disciplinaire.
Ceci pour des faits susceptibles d’être qualifiés de bénins, en comparaison de ceux portés contre les dirigeants ayant détournés des millions des dollars. Ces pauvres magistrats ont été condamnés, ont été privés de leur maigre salaire pendant 3 mois , d’autres encore, ont été proposés à la RÉVOCATION .
Comble de tout, au moment où ces magistrats ont formé leur appel, le TOUT PUISSANT président de la Chambre de discipline du Haut-Katanga, l’homme du pouvoir, produit d’un nouveau entrant au gouvernement, a exécuté la décision de la révocation de ces magistrats, prérogatives revolues au seul Président de la République, qui est seul investit du pouvoir constitutionnel de nommer et de révoquer les magistrats
En effet, le premier président a ordonné aux chefs hiérarchiques des magistrats proposés à la révocation, de leur interdire l’accès au palais de justice apparaissant désormais comme l’autorité habilitée à révoquer les magistrats. Il règne un climat délétère dans le ressort du Haut-Katanga à cause du comportement des responsables de la magistrature civile qui se comportent plus en politiciens et bras séculiers dédiés dirigeants.
Quel scandale, quelle dérive.
Les citoyens épris de justice dénonce avec véhémence ce comportement d’un autre âge et en appellent au Président de la République, au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, à madame la Ministre de la justice et au Secrétaire permanent du CSM pour le respect strict de la législation en la matière.
Sauvons le Congo