Un consultant israélien a rencontré à plusieurs reprises des conseillers de la présidence congolaise pour évoquer des projets de surveillance par drone, notamment dans la zone maritime exclusive du pays.

Depuis janvier, Oded Baloush, un consultant israélien, s’est rendu à plusieurs reprises en RDC et a rencontré les conseillers sécurité de Félix Tshisekedi. Il a évoqué avec eux plusieurs projets de surveillance par drone de zones pétrolières, minières ou frontalières. La RDC cherche depuis plusieurs années à renforcer son contrôle sur certaines zones de son territoire, à l’est pour prévenir les incursions de groupes armés, et à l’ouest pour s’affirmer sur ses très étroites eaux territoriales, dont le contour exact est âprement disputé avec l’Angola voisin.

Baloush dispose d’une expérience en Angola : il a un temps travaillé pour WWC Holding, la société luxembourgeoise dirigée par le Portugais Filipe Cardoso. Celle-ci a longtemps compté parmi ses actionnaires et administrateurs le général Manuel Hélder Vieira Dias, dit « Kopelipa », chef de la Casa Militar de l’ancien président José Eduardo dos Santos.

Plusieurs pays africains travaillent d’ores et déjà avec l’industrie israélienne sur des projets de surveillance territoriale par drone. C’est, entre autres, le cas du Nigeria, qui mène le méga-projet Deep Blue avec la société Blue Octagon.

En RDC, un autre consultant, Victor Nassar, ancien conseiller sécurité du magnat minier israélien Beny Steinmetz, tente également de mettre en place plusieurs projets de surveillance maritime ainsi que de mise aux normes internationales des ports congolais (ISP). Nassar opère la société Broxel Port Security Solutions, enregistrée à Chypre.

FK